Fabriquer une jardinière en bois permet d’adapter exactement sa longueur, sa profondeur et sa hauteur à votre terrasse. Le projet reste accessible avec une scie, une perceuse-visseuse et des planches correctement choisies.
Le drainage compte davantage que la décoration extérieure.
Une caisse de 80 × 35 × 35 cm contient déjà environ 80 litres avant déduction des parois et de la zone de drainage. Ce volume convient à des aromatiques, des fraisiers ou plusieurs plantes fleuries sans construire un bac impossible à déplacer.

Comment fabriquer une jardinière en bois simplement ?
Une jardinière en bois se construit en assemblant quatre parois autour d’un fond renforcé, puis en créant plusieurs évacuations d’eau. Pour un modèle polyvalent, visez environ 80 cm de long, 35 cm de large et 35 cm de haut, protégez l’intérieur sans bloquer le drainage et surélevez légèrement la caisse.
Ces proportions peuvent naturellement changer. Une jardinière de 60 cm convient à un balcon étroit, tandis qu’un modèle de 120 cm structure facilement une terrasse de 15 m².
Pourquoi une jardinière doit-elle évacuer l’eau ?
Les racines ont besoin d’eau, mais aussi d’oxygène. Lorsque le substrat reste constamment saturé, les espaces normalement remplis d’air se remplissent d’eau, ce qui perturbe les échanges autour des racines.
C’est la raison pour laquelle un bac totalement étanche fonctionne mal.
Le bois pose une seconde contrainte : l’humidité permanente accélère sa dégradation. Un fond percé et légèrement surélevé sèche plus facilement après un arrosage ou un épisode pluvieux.
Dans une jardinière de 80 cm, quatre à six trous de 10 à 12 mm répartis dans le fond offrent déjà plusieurs sorties. Si le bac mesure 120 cm, augmentez plutôt le nombre d’ouvertures à six ou huit.
Le drainage ne signifie pas remplir la moitié du bac de cailloux. Une couche de 3 à 5 cm de matériau grossier peut aider dans certaines configurations, mais elle ne corrige jamais un fond sans évacuation.
L’erreur que je vois le plus souvent consiste justement à poser une bâche parfaitement étanche puis à oublier de la percer. Le bac devient alors une cuve après plusieurs arrosages.
Quel matériel faut-il pour fabriquer la jardinière ?
Choisissez un bois sain, suffisamment épais et adapté à une exposition extérieure. Des planches de 18 à 27 mm simplifient l’assemblage pour un bac de moins de 100 cm.
Pour une jardinière de 80 × 35 × 35 cm, préparez :
- 2 planches de 80 × 35 cm pour les grands côtés ;
- 2 planches de 35 × 35 cm pour les extrémités ;
- des lames pour constituer un fond de 80 × 35 cm ;
- 4 tasseaux d’environ 30 × 30 mm pour renforcer les angles ;
- 30 à 40 vis extérieures de 40 à 60 mm ;
- une perceuse-visseuse, une scie, un mètre et une équerre.
Ajoutez du papier abrasif grain 80 puis 120 pour les chants accessibles. Bosch, Makita et Ryobi proposent l’outillage courant nécessaire, tandis que Leroy Merlin ou Castorama permettent de trouver planches, vis et tasseaux aux dimensions utiles.
Le bois de récupération fonctionne également s’il est propre et d’origine connue. Une ancienne lame de terrasse en bon état peut convenir ; une planche tachée d’huile ou imprégnée d’un produit inconnu mérite d’être écartée.
1. Définir les dimensions selon les plantes
La taille de la jardinière doit venir des végétaux, pas uniquement de la place disponible.
Pour des aromatiques comme le thym, la ciboulette ou le basilic ‘Genovese’, une profondeur intérieure de 25 à 30 cm suffit souvent. Les fraisiers ‘Gariguette’ apprécient également ce type de bac lorsqu’ils disposent d’environ 20 à 25 cm entre les plants.
Pour des tomates comme ‘Marmande’, prévoyez davantage. Une profondeur de 40 cm et environ 30 à 40 litres de substrat par pied offrent une base nettement plus adaptée qu’une jardinière décorative de 18 cm.
Une jardinière de 100 × 40 × 40 cm peut ainsi accueillir deux pieds de tomate espacés d’environ 45 à 50 cm. Le même volume permet aussi de créer un mélange d’aromatiques plus généreux.
Sur un balcon de 90 cm de profondeur, une caisse de 40 cm devient cependant encombrante. Descendez alors à 25 ou 30 cm de large et choisissez des plantes moins volumineuses.
Avant toute découpe, tracez le rectangle final au sol avec du ruban adhésif. Sur une terrasse de 6 m², cette simulation montre immédiatement si une jardinière de 120 cm bloque la circulation.
2. Découper les planches avec des mesures identiques
Mesurez deux fois avant chaque coupe.
Pour un bac rectangulaire, les deux grands côtés doivent être strictement identiques. Une différence de 5 mm semble insignifiante sur l’établi, mais elle peut créer un angle difficile à fermer lors de l’assemblage.
Utilisez une équerre pour tracer chaque coupe à 90°. Une scie circulaire facilite les longues coupes droites ; une scie sauteuse convient parfaitement si vous travaillez plus lentement.
Une fois les pièces préparées, posez-les à blanc au sol.
Pour une jardinière de 80 cm, vérifiez que les extrémités s’insèrent comme prévu selon votre méthode d’assemblage. Si les planches latérales font 20 mm d’épaisseur, l’emplacement des petits côtés change selon qu’ils sont placés entre ou devant les longues parois.
Ce détail évite une surprise classique : obtenir 84 cm au lieu des 80 cm prévus.
Poncez ensuite les chants au grain 80, puis terminez au grain 120. Sur une terrasse familiale, arrondir légèrement les angles extérieurs rend aussi le bac plus agréable au contact.

3. Monter les quatre parois
Commencez par fixer les tasseaux à l’intérieur des deux grandes planches. Ils servent de points d’ancrage aux extrémités et évitent de visser uniquement dans le chant du bois.
Placez chaque tasseau à environ 2 cm du bord inférieur si le fond doit venir s’appuyer dessus.
Présentez ensuite une première extrémité contre le grand côté. Contrôlez l’angle avec l’équerre, prépercez, puis insérez deux ou trois vis.
Le préperçage mérite ces 30 secondes supplémentaires. Une vis de 5 mm placée trop près du bord d’une planche sèche de 20 mm peut séparer les fibres et créer une fissure de plusieurs centimètres.
Montez la deuxième extrémité, puis fermez avec le dernier grand côté.
Mesurez les diagonales avant de serrer complètement. Sur un rectangle parfaitement d’équerre, les deux diagonales doivent être identiques ou très proches. Un écart de 15 mm indique que la caisse est déjà déformée.
Dans ce cas, poussez doucement les angles avant le serrage définitif plutôt que d’espérer que le fond corrigera tout.
4. Fabriquer un fond solide et drainant
Le fond supporte plusieurs dizaines de kilogrammes. Un bac de 80 litres peut dépasser 100 kg une fois rempli de substrat humide.
Ne fixez donc pas une fine planche uniquement par quatre petites vis.
Posez deux ou trois traverses sous le fond, ou faites reposer les lames sur des tasseaux intérieurs solidement vissés. Pour 80 cm de longueur, trois points de soutien répartissent mieux la charge.
Laissez éventuellement 3 à 5 mm entre certaines lames si la construction s’y prête. Ajoutez ensuite quatre à six trous de 10 à 12 mm.
Placez-les dans plusieurs zones plutôt que de concentrer toutes les évacuations au centre.
Sur une jardinière de 120 cm, ajoutez également une traverse centrale. Le poids du substrat humide peut cintrer progressivement un fond trop long, même si le bois paraît rigide au moment du montage.

5. Surélever la jardinière de quelques centimètres
Un fond posé directement sur le carrelage garde plus longtemps l’humidité après la pluie. Il peut également bloquer certains trous d’évacuation.
Ajoutez quatre petits pieds de 3 à 5 cm ou des cales résistantes à l’humidité.
Cette hauteur suffit pour laisser circuler l’air sous le bac. Elle facilite aussi l’écoulement vers un éventuel tapis de protection ou une soucoupe adaptée.
Sur une terrasse en bois, cette précaution réduit le contact humide permanent entre deux surfaces. Sur du carrelage, elle évite également qu’un mélange de terre et d’eau reste prisonnier sous toute la caisse.
Pour une jardinière de 120 cm, ajoutez un cinquième ou un sixième appui au centre. Quatre petits pieds placés uniquement aux angles peuvent laisser le fond fléchir sous une charge supérieure à 100 kg.
Le point à contre-courant consiste à éviter les roulettes lorsque vous n’en avez pas réellement besoin. Elles paraissent pratiques, mais une jardinière pleine devient si lourde que quatre petites roulettes ordinaires peuvent être insuffisantes.
6. Protéger l’intérieur sans créer une baignoire
Le bois peut rester brut à l’intérieur si vous acceptez qu’il vieillisse progressivement. Une protection intérieure peut toutefois prolonger sa durée d’usage.
Utilisez une membrane adaptée à cet usage ou une protection permettant d’isoler le bois du substrat humide.
Ne fermez jamais les trous de drainage.
Lorsque vous posez une membrane, ouvrez-la exactement au niveau des évacuations du fond. Faites remonter la protection sur les parois et fixez-la uniquement dans la partie supérieure afin de limiter les perforations inutiles.
Sur les 3 à 5 premiers centimètres du fond, vérifiez que l’eau peut toujours rejoindre les trous.
Pour une jardinière réservée aux plantes comestibles, choisissez des matériaux et finitions dont l’usage correspond clairement à ce contexte. Si l’origine d’un ancien traitement du bois est inconnue, préférez une autre planche plutôt que de chercher à l’isoler coûte que coûte.
7. Remplir avec un substrat adapté
Une jardinière de 80 × 35 × 35 cm demande un volume conséquent. Une fois l’épaisseur du bois et la marge supérieure déduites, comptez souvent autour de 60 à 75 litres de substrat utile.
Ne remplissez pas jusqu’au bord.
Gardez environ 3 à 5 cm libres sous la partie supérieure. Cette marge évite que l’eau d’arrosage entraîne immédiatement la terre sur la terrasse.
Pour du basilic ‘Genovese’ et de la ciboulette, utilisez un substrat souple et drainant. Pour deux fraisiers ‘Gariguette’, gardez environ 25 cm entre les plants. Pour des fleurs comme les pétunias ou géraniums, adaptez l’espacement à leur développement adulte.
Une jardinière longue peut aussi mélanger plusieurs hauteurs. Placez une lavande ‘Hidcote’ dans une extrémité bien exposée et des plantes plus basses devant, plutôt que de créer une rangée uniforme.
Le poids mérite toutefois d’être anticipé. Installez la jardinière à son emplacement final avant de verser les premiers sacs de substrat.

8. Adapter l’arrosage à l’exposition
Une jardinière sèche plus vite qu’une plantation en pleine terre, surtout lorsqu’elle mesure seulement 25 ou 30 cm de profondeur.
Sur une terrasse exposée sud en juillet et août, contrôlez l’humidité chaque jour. En mai ou septembre, deux à trois vérifications hebdomadaires peuvent suffire selon les plantes et la météo.
Arrosez directement le substrat plutôt que le bois.
Un paillage de 3 à 5 cm limite aussi l’évaporation. Des copeaux adaptés, des feuilles sèches ou un autre matériau végétal réduisent la surface directement exposée au soleil.
Pour une absence régulière de 3 à 5 jours en été, un petit système goutte-à-goutte peut être plus pertinent qu’un bac encore plus profond. Une réserve d’eau mal conçue ne remplace pas un vrai drainage.
Dans une jardinière de thym et de lavande, laissez davantage sécher entre deux arrosages. Avec des fraisiers en fructification, surveillez plus régulièrement le substrat.
Comment adapter la jardinière aux petites terrasses ?
Une jardinière haute peut offrir davantage de confort sans augmenter énormément son volume de terre. Construisez une caisse de 25 à 30 cm de profondeur sur quatre pieds de 60 à 70 cm.
Cette configuration convient bien aux aromatiques utilisées en cuisine. Sur une terrasse de 8 m², un modèle de 80 × 30 cm posé contre un mur reste accessible sans manger la circulation.
Pour masquer un vis-à-vis, préférez une jardinière longue de 100 à 120 cm avec un treillis indépendant. Des plantes grimpantes utilisent alors la hauteur plutôt que toute la surface au sol.
Sur un balcon, le poids devient cependant un vrai paramètre. Un bac de 100 litres rempli et arrosé pèse facilement bien plus de 100 kg. En cas de doute sur la charge admissible, réduisez le volume et évitez de concentrer plusieurs grands bacs au même endroit.
Un modèle de 60 × 25 × 25 cm reste beaucoup plus raisonnable pour trois aromatiques. Un bac de 120 × 45 × 45 cm répond plutôt aux besoins d’une terrasse au rez-de-chaussée.
Quel budget pour fabriquer une jardinière en bois ?
Avec des planches récupérées et de la visserie déjà disponible, le projet peut rester autour de 10 à 20 €. Vous payez alors essentiellement les petites fournitures et éventuellement la protection intérieure.
Avec du bois acheté, prévoyez environ 35 à 70 € pour une jardinière de 80 cm. Une version de 120 cm avec bois plus épais, pieds, membrane et finition extérieure peut atteindre 80 à 120 €.
| Version | Dimensions | Budget indicatif |
|---|---|---|
| Petite | 60 × 25 × 25 cm | 20 à 45 € |
| Polyvalente | 80 × 35 × 35 cm | 35 à 70 € |
| Grande | 120 × 40 × 40 cm | 70 à 120 € |
Le substrat s’ajoute au coût de construction. Pour 70 litres, prévoyez par exemple deux sacs de 40 litres plutôt qu’un seul sac que vous devrez compléter en cours de remplissage.
Acheter un bois très décoratif pour une caisse destinée à griser dehors n’est pas toujours le meilleur investissement. Je préfère consacrer une partie du budget à un fond solide et à une visserie extérieure de bonne qualité.
Où acheter le bois et les fournitures ?
Leroy Merlin, Castorama et Brico Dépôt proposent des planches, tasseaux, vis extérieures et consommables adaptés aux petits projets de menuiserie. Truffaut et Jardiland permettent ensuite de choisir plantes, substrat et paillage selon l’exposition de votre terrasse.
La récupération reste intéressante pour réduire le coût. Des chutes d’un ancien projet extérieur peuvent suffire pour les extrémités ou les renforts.
Mesurez cependant chaque planche récupérée.
Deux lames de 80 cm ne forment pas forcément une paire si l’une mesure 18 mm d’épaisseur et l’autre 28 mm. Utilisez les pièces les plus régulières pour les longues parois et gardez les chutes pour les tasseaux ou les pieds.
Les erreurs qui fragilisent une jardinière en bois
La première erreur consiste à sous-dimensionner le fond. Une jardinière pleine ne transporte pas seulement de la terre sèche : elle supporte également l’eau retenue après l’arrosage.
Un fond qui semble rigide avec 10 kg peut donc se cintrer avec 80 ou 100 kg.
Autre problème fréquent : les vis placées trop près des extrémités. Sans préperçage, le bois peut fendre exactement à l’endroit où l’assemblage doit reprendre les efforts.
Évitez aussi la bâche intérieure totalement étanche. Le mécanisme est simple : l’eau s’accumule au fond, chasse l’air du substrat et maintient simultanément le bois dans une humidité permanente.
Une autre erreur consiste à construire trop grand. Sur une terrasse de 7 m², une jardinière de 150 × 50 cm représente déjà une emprise de 0,75 m² avant même de laisser le passage nécessaire autour.
Enfin, ne choisissez pas les plantes uniquement après avoir terminé le bac. Une profondeur de 20 cm convient à certaines fleurs et aromatiques, mais elle limite fortement les cultures plus gourmandes en volume racinaire.

FAQ
Quel bois choisir pour une jardinière extérieure ?
Choisissez un bois sain et prévu pour résister correctement à un usage extérieur. Pour une construction simple de 80 cm, une épaisseur de 18 à 27 mm convient bien. Écartez les bois souillés ou dont l’ancien traitement reste inconnu.
Quelle profondeur prévoir pour une jardinière ?
Pour des aromatiques et de nombreuses fleurs, 25 à 30 cm constituent une bonne base. Des tomates comme ‘Marmande’ demandent davantage de volume : une profondeur proche de 40 cm est beaucoup plus adaptée.
Faut-il mettre une bâche dans une jardinière en bois ?
Ce n’est pas obligatoire. Une membrane adaptée peut protéger les parois, mais elle doit rester percée au niveau des trous d’évacuation. Un habillage totalement étanche transforme rapidement le fond en réserve d’eau involontaire.
Combien de trous faire sous la jardinière ?
Pour un bac de 80 cm, prévoyez environ quatre à six trous de 10 à 12 mm répartis sur le fond. Sur une jardinière de 120 cm, six à huit ouvertures offrent une répartition plus homogène.
Peut-on fabriquer une jardinière avec du bois de palette ?
Oui, si le bois est propre, sain et d’origine suffisamment claire. Évitez les palettes souillées ou imprégnées de produits inconnus. Poncez soigneusement les surfaces accessibles avant l’assemblage.
Quelle hauteur choisir pour une jardinière sur pieds ?
Une caisse placée à 70 ou 80 cm du sol devient confortable pour cultiver des aromatiques sans se pencher. Pour un simple bac posé au sol, 30 à 40 cm de hauteur suffisent dans de nombreuses situations.

À retenir
Une jardinière en bois durable dépend surtout de sa structure et de son drainage. Pour un modèle polyvalent, des dimensions proches de 80 × 35 × 35 cm, un fond renforcé et quatre à six évacuations de 10 à 12 mm constituent une base simple.
Choisissez ensuite la profondeur en fonction des plantes, surélevez le bac de 3 à 5 cm et installez-le à son emplacement définitif avant de le remplir. Une conception bien dimensionnée reste plus utile sur une terrasse qu’un grand bac décoratif impossible à déplacer ou mal adapté aux végétaux.
